vendredi 31 août 2007

90. La tête dans les nuages et la vessie qui se remplit

La mer de nuages, sous nos roues, est extraordinaire. Vision sublime. Difficile à dessiner... enfin pour moi... mais bon, de Crécy et Christophe Blain ne sont pas à bord, alors tant pis. Jean aura l'avantage sur ce coup là. Je dégraffe un bouton de mon pantalon. Histoire de déssérer un peu. Ma vessie se remplit, le compte à rebours est commencé. Le pilote parle dans son micro. A qui ? Y'a un problème ? Y'a pas d'hôtesses de l'air pour nous informer. Il semble parler à Jean qui hoche la tête. Il lui explique le vol ou il lui raconte des histoires de crash d'avions ? Je tourne la tête à 380°, du coton à perte de vue. Nous sommes dans une bulle de nuages. Je ne vois plus le soleil. Je suppose que le sol est toujours en bas. ça me rappele un roman qui m'avait beaucoup impresionné quand j'étais gamin. "Le nuage vert" je crois qu'il s'appellait. Des enfants faisaient un voyage dans les airs. Ils apercevaient un nuage vert et quand ils redescendaient, il n'y avait plus âme qui vive au sol. Qu'est-ce qu'on va trouver en arrivant à Bangui ?

jeudi 30 août 2007

89. Comment on fait pipi à 2000 km au dessus de la forêt ?

Horreur ! J'ai l'impression d'avoir un début d'envie de faire pipi ! C'est psychologique ? Aïe. J'espère que ça va aller... On va pas pouvoir se poser au sommet d'un arbre pour faire la pose p'tit coin. 3H3O voire 4HOO de vol. Et je ne suis pas passé voir Donald Duck au Silo avant de partir. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Combien de tasse de thé ais-je bu au p'tit dèj ? J'ai quoi comme pantalon ?

mercredi 29 août 2007

88. Le vol Yaoundé (Cameroun) - Bangui (RCA)

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

mardi 28 août 2007

Illustration 87. Dans les nuages.

Jean est à l'avant à côté du pilote. Ils sont les seuls à avoir des casques. Je suis derrière Jean (qui ne s'arrête pas de photographier), Terry est derrière le pilote et Greg derrière moi, à côté des bagages. Ont est arnaché, scotché au siège. On ne peut guère bouger. Le moteur fait un bruit ! Le temps est clair. On monte. On monte. On survole de la forêt. On a 3H30 de vol prévu au dessus de la forêt équatoriale. Le pied. Direction Bangui !

Illustration 86. Houlà !

Le petit coucou est là. 1 aile, 3 pneus, 1 hélice, 5 places, plein de bagages. Le pilote les pèse. Mais si on a trop de poids on fait quoi ? on les vide sur le tarmac ? Le pilote nous explique les consigne de sécurité (on a des sacs à vomi), il charge les bagages et il prie. Ah, chouette. On monte. Il lance le moteur. ça fait un bruit de Harley Davidson. ça vibre. ça démarre. ça bouge. ça avance. Purée ça décolle ! Il fait jour. Contrairement à un méga-avion, on voit tout comme si on y était. Euh, bin en plus on y est. Je regarde la piste s'éloigner. Le sol s'éloigne. C'est très impressionnant. J'aime ça. Le Cameroun s'éloigne. On survol quelques habitations puis de la végétation, de la végétation...

Illustration 85. Un petit coucou ?

On arrive sur la piste. Vide. J'aperçois un petit avion. Bien plus petit que le long courrier qui nous a amené de Paris. Je suis content, ça va quand même être confort. Greg me dit que non, ce n'est pas celui-là. Celui qu'on va prendre est plus petit, caché derrière... avec une hélice (cliquez sur l'image pour l'agrangir).

Illustration 84. Un aéroport vide.

On quitte le Silo à 5h du mat'. Frank vient nous chercher et nous conduit à l'aéroport. Le jour ne va pas tarder à se lever. Etrange vision que traverser Yaoundé de nuit. Vide. Sans taxi. Sans agitation. On aperçoit quelques silhouettes de piétons fantômes... A l'aéroport, Frank nous salue et notre pilote d'avion arrive. On va prendre un petit coucou. L'aéroport est vide, peu éclairé, silencieux. Le pilote cherche quelqu'un pour tamponner nos passeports. Jean prend des photos. J'espère qu'il ne va pas finir en cabane. Jean-luc et sa charmante nièce arrivent pour nous saluer. Sympa. On est ému de partir et excité de prendre l'avion pour Bangui, en République Centrafricaine.

Illustration 83. Pas frais...

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir... et lire.)

Illustration 82. Incompréhension culturelle

Illustration 81. On prépare les bagages...

ça y est. Le Cameroun, c'est fini. Un peu de tristesse de faire ses valises, mais beaucoup d'émerveillement qui résonne. On fait nos bagages. Moi, genre bordélique et pas repassé. Greg, genre chef de famille propre et ordonné. Les moustiques arrivent et demandent un souvenir, du sang occidental...

lundi 27 août 2007

Illustration 80. Intermède musical du coq de Yaoundé

samedi 25 août 2007

Illustration 79, du poisson et des dessins animés

Pour notre dernière soirée, nous dinons chez Prosper et son épouse, des amis de Greg. Un repas moins surprenant pour nous. Tout le monde est à table, sauf les enfants, et nous avons des couverts. Ambiance chaleureuse. Une chose me frappe : les enfants regardent la télé, des dessins animés occidentaux, français, américains et japonais. Ces enfants africains, qui sont d'une cultutre si différente... pas de dessins animés africains. Tout est à créer...

Illustration 78, On repart bientôt pour la RCA

Demain, nous quittons le Cameroun pour la République Centrafricaine (RCA), il paraît qu'on va prendre un petit avion et survoler la forêt équatoriale...

Illustration 77, un repas tchadien

Avec Frank, Terry et Greg, nous sommes invité à manger chez des amis Tchadiens. Jean, lui, continue son périple en ville pour photographier tout ce qui bouge. On nous prépare un repas traditionnel, "la boule". Ce qu'on appelle le "couscous" ou le "foufou". Ici, c'est une boule de maïs ou de manioc, comme une purée mais en plus compact. On en détache un morceau avec les doigts et on la trempe dans la sauce qui est dans une gamelle à côté avec la viande. Pas de couverts. Les doigts. Une seule gamelle pour tous. Terry en est un peu surpris et gèné. C'est bon. Il y a aussi une gamelle de poisson dans de la sauce. Autour de la table, les hommes seulement. Les femmes et les enfants attendent à part. Ils mangeront surement après nous. Ces amis Tchadiens sont des étrngers au Cameroun. La vie est difficile pour eux. Difficile de trouver du travail. Ils vivent dans un bâtment en béton inachevé, comme il y en a tant. Les deux hommes ont du travail. Des poules tournent autour de nous. Nous sommes à l'air libre, les voisins passent en nous regardant. On a une grande vue sur Yaoundé. Il fait bon.

Illustration 76. En passant en ville.

Illustration 75. Les dessins d'Ernest.

On va visiter un centre de traduction de la Bible et d'édition. On y visite une petite imprimerie. Du matériel peu abondant et ancien mais suffisant pour sortir des livres. On me présente à Ernest, un dessinateur. Greg le fait participer au magazine. Il a un bon niveau en dessin. Il me montre des illustrations qu'il a réalisé. Je suis impressionné par le nombre. Des illustrations sur les grands textes bibliques d'une part et sur la vie africaine d'autre part. C'est très chouette. Ci-dessus, une de ces illustrations utilisée dans Jouv'Afrique.

Illustration 74. Yaoundé

On tourne en ville. Beaucoup de bâtiments modernes sont construits par les chinois qui investissent à fond les boulons en Afrique : Palais des congrès, Palais des sports, Assemblée Nationale, Hôpitaux, Université, etc... La vile, immense, est parteillement entourée de montagnes.

samedi 18 août 2007

Illustration 73. La lèpre

Nous rendons visite à une association d'aide aux lépreux et aux handicapés du Cameroun. Nous sommes reçu par la directrice, Madame Georgette, et un homme qui l'accompagne. Cette dame nous parle de son association, de leur besoin d'argent et de soutien, de la condition des lépreux au Cameroun. Une horreur. Elle est lépreuse elle-même. Avec Jean on lui sert la main, elle est presque aveugle. Le corps est rongé en certaines parties. C'est la première fois que je suis en relation direct avec une personne atteinte de la lèpre. Elle nous lance comme un appel au secours. Besoin d'argent. Nous sommes plus qu'émus, bouleversés. Nous repartons fortement impressionné, avec le désir de faire quelque chose pour les aider. Mais quoi ? Comment ? Depuis mon retour en France, outre un don d'argent, j'ai contacté "la mission évangélique contre la lèpre" pour qu'ils prennent contact avec eux et voir quel soutien leur apporter. Je me demande si on pourrait organiser une vente aux enchères d'illustrations pour eux ? Qu'est-ce que vous en dites ? (Pour avoir des infos sur leur travail, cliquez sur l'image qui s'agrandira).

jeudi 16 août 2007

Illustration 72. Interview radio à Yaoundé.

Nous visitons la radio. "Radio Bonne Nouvelle". Un studio correct niveau matos, mais frustre tout de même. Nous sommes acceuilli par Yves qui a participé à nos cours au Silo. Yves connaît bien la France, nous avions eu une bonne discussion sur les mentalités françaises et camerounaises. il semble que la France est un grand modèle pour le Cameroun, mais que ce dernier n'y puise pas forcément le meilleur. Comme nous avec les USA. Yves nous dit qu'on va passer en direct tout de suite... ah ? gasp ! Interview vedette au sujet du magazine "Jouv'Afrique". "Le magazine de la jeunesse africaine". Ok, go ! On présente ce qu'on est venu faire à Yaoundé, les cours qu'on a donné, le magazine, on répond aux question de Yves et d'une autre animatrice. Elle me demande ce que je pourrais dire à la jeunesse africaine qui prend la France come modèle. Bonne question. Périlleux sujet. Ma vision de la France : une marre de fumier puant où des orgeuilleux, imbus de leur soi-disante grande culture, pronant une vision de la vie et du monde axé sur leur minuscule et ridicule nombril, pataugent et s'enfoncent progressivement dans la noirceur de leur ignorance et de leur vanité. Bon, ok, je ne vais pas leur dire ça. Ce n'est ni l'endroit ni le moment. Je leur dit simplement de faire très attention, tout n'est pas bon à prendre dans notre modèle occidental. La Bible reste la référence en matière de sagesse, de valeurs et d'intelligence. Qu'ils réfléchissent bien : sur quelles valeurs veulent-ils construire leur vie, leurs relations, leur société ? Tout est à faire en Afrique. Nous, nous avons perdu la valeur de l'individu et de la relation, en un mot de l'amour. L'amour s'est fait coiffé au poteau par le profit et la convoitise, maillot jaune crasse. Et c'est l'occident qu'ils prennent en modèle ? Bonjour l'avenir radieux !

Illustration 71. Matrix est partout.

Lundi. Avec Jean, le photographe, et Guy, notre guide, nous devons visiter une radio et une association d'aide aux lépreux, faire un tour en ville. On passe devant un immense bâtiment qui arbore une enseigne "matrix". J'ai l'air d'être le seul que ça amuse. J'aperçois un militaire sur la route. Je me rends compte que je n'ai pas mon passeport sur moi. Guy demande au chauffeur du taxi de faire demi-tour. On va chercher mon passeport. Pas question de sortir sans. C'est un coup à se retrouver au poste et à devoir payer une amende musclée pour sortir. Le taxi freine en pleine voix, une voix droite longue et large, il fait demi-tour là, au milieu, sans prévenir ni attendre. Aux autres d'attendre. Je prends conscience qu'on n'a pas de ceinture de sécurité...

Illustration 70. Lézards, poules et autres animaux de compagnie.

Au Silo, dans la maison, on voit entrer des lézards, des poules, des oiseaux tout petits...
Dans le jardin, on voit passer la poule avec ses poussins.

Illustration 69. Pas d'internet mais de la pluie.

On rentre au Silo en taxi. Jean-luc nous accompagne. On n'a pas trouvé de connexion internet depuis notre arrivée. Cela ne marche pas, ni chez Frank, ni au Silo... Un orage éclate. C'est la saison des pluies, le début si j'ai bien compris. Avec Greg, on se précipite sous la pluie comme des mômes... il fait chaud, c'est bon...

mardi 14 août 2007

Illustration 68. Un repas camerounais

Avec leur charmante nièce (je me demande si je ne vais pas épouser une camerounaise), ils nous ont préparé un repas typique. Nous parlons des différences culturelles. Ils nous ont préparé à manger pour 15 pour 10 jours ! Quand ils invitent, cela se doit d'être surabondant. Jean-luc nous dit que le Cameroun c'est l'Afrique en miniature, un condensé de ce qu'on trouve en Afrique. Je veux bien le croire, même si je n'ai pas encore vu de girafes et d'éléphants...

Illustration 67. A l'ombre du baobab.

Dimanche soir, nous sommes tous invité à dîner chez le pasteur de l'église de ce matin. Jean-luc est vraiment très agréable, très sympathique. Il nous reçoit dans un bel appartement avec un grand balcon qui domine la ville. Il fait nuit (elle est tombée à 18h, come chaque jour). Une vue magnifique. On devine un immense baobab dans l'ombre. Jean-luc nous raconte qu'ils vont construire une nouvelle église. Ils nous montre les plans d'architecte. La classe comme bâtiment. Ils vont construire le rez-de-chaussée cette année... et puis le reste les années suivantes, si l'argent est trouvée. J'étais stupéfait de voir dans toute la ville des bâtiments en béton, souvent de superbes villa, complètement inachevés, parfois envahis de végétation. Ainsi,ils commencent à construire sans savoir s'ils pourront finir... L'épouse de Jean-Luc, Esther, attend son premier enfant. Elle est mal en point. Il y a des complications. Nous discutons de la possibilié de la faire venir en France pour l'acouchement. Il faudra payer le voyage mais aussi l'hôpital, car elle n'aura pas de converture social. Il va falloir trouver une somme... Jean-luc a vendu sa voiture pour financer la construction de l'église et aider sa femme.

lundi 13 août 2007

Illustration 66. Peinture africaine

Gildas, l'un de mes élèves, doué pour écrire semble-t-il (il a de bonnes idées et des histoires longues) fait de la peinture. Il m'en offre une et je lui en achète une autre. J'aime la manière de poser les personnages en quelques coup de pinceau... (cliquer dessus pour agrandir l'image. J'aime ça en très gros plan...)

Illustration 65. Jouv'Afrique, le magazine de ceux qui le lisent.

voici la couv du magazine que lance Greg. Jouv'Afrique number one ! Des articles sur tout les sujets. Deux pages de BD. J'aimerais coacher la publication d'un hors série tout BD. Mais parmi mes élèves ici, aucun n'a le niveau graphique pour le faire. Leurs idées d'histoires pourraient aboutir par contre...

Illustration 64. BD d'Afrique

L'après midi, les cours reprennent. Mes élèves me font découvrir un magazine africain, "100% jeunes" (c'est le titre, si, si) qui a publié une BD en noir et blanc, très pro, qui a eu beaucoup de succès. En voici une page. Le sujet : le sexe chez les jeunes. Les africains semblent hyper actifs côté sexe. ça à l'air d'être leur principale préoccupation... avec la pauvreté (un exemple : une Bible qui, ici, coute 30 euros, coûte autant là-bas. Mais 50 euros équivaut déjà à un bon salaire, voire très bon. C'est comme si on achetait chez nous un bon livre 800 ou 1000 euros. On comprend que les bibliothèques sont rares et on mesure la richesse des nôtres. Les histoires que me racontent mes élèves, leurs idées de scénarios de BD, parlent aussi beaucoup de sexe et des problèmes là autour. Prostitution, sida...

Illustration 63. ça swingue à l'église.

Dimanche matin. Nous allons, Greg et moi à l'église. Un culte protestant, évangélique. Guitare, basse, batterie. Rythmes africains. ça jazz et ça bouge du popotin. Voilà l'église comme j'aime. Joyeuse, vivante, chaleureuse, ouverte. Je suis surpris de voir qu'ils font "la fête des mères". Pour l'occasion, chaque maman offre un cadeau à une maman puis elles font toutes un défilé dansant entre les rangs. Sympa.

lundi 6 août 2007

Illustration 62. Le concert du coq.

Après les cours, Terry nous joue du piano comme un maître. La musique envahie le Silo. C'est magnifique ! Le coq en profite pour entrer au salon, y faire un tour et accompagner Terry...

Illustration 61. Du foot

Cet après-midi, il y a un match de foot de l'équipe du Cameroun, dans une coupe d'afrique. On est tout excité ! On veut voir ça ! On cherche une TV... hélas, le match n'est pas retransmis. On est passé à côté d'un grand moment. (Photo de l'ami Jean)

Illustration 60. Mes élèves

Peu à peu, ils prennent confiance. Ils se sentent plus à l'aise avec moi. Ils comprennent que je suis là pour les aider et pas pour les écraser ou leur en mette plein la vue. Je suis réjouis et ému par ces jeunes. Ils n'ont pas un très haut niveau en dessin mais ils ont de bonnes idées d'histoires. Elles tiennent la route. Il y a de quoi faire des BD. Une chose me frappe : ils sont aux antipodes du monde BD que je cotoie en France. Leur histoires sont dramatiques, tragiques et réalistes, puisées dans leur quotidien. Prostitution, sida, mort, désespoir... peu de leurs histoires se finissent bien. J'essaie de les encourager à chercher l'espoir. Ils me racontent des histoires très longues avec des personnages, des rebondissements, tout un développement. Un travail de longue haleine. Je leur fais un cours de construction de scénario, je les encourage à dessiner beaucoup (mais je ne sais même pas s'ils ont les moyens de s'acheter du papier), à être libre dans leur dessin, à chercher la vie et l'expression plutôt que l'académisme et la construction rigide. Mon cours de scénario semble provoquer des déclics chez certains. Ils sont très enthousiastes. L'un d'eux m'offre un maillot de l'équipe de foot du Cameroun, les lions indomptables. Un autre m'offre une de ses peintures. Une peinture traditionnelle africaine. J'espère qu'on en restera pas là et qu'on retravaillera ensemble...

Illustration 59. Je dessine mal.

Un cours en commun puis des ateliers photo et BD. J'ai 5 élèves très intéressés. Je me rend compte qu'ils ont eu peur de m'ammener leurs dessins. Ils sont habitués à l'humiliation. Avoir un prof sympa qui les encourage à fond à l'air de les surprendre... Une autre chose les étonne : que je dessine "mal". J'aime ça. Que je dessine mal, c'est à dire non réaliste. On leur a enseigné que le "bon" dessin est académique. Alors découvrir mon style "mal dessiné" comme dit ma coloriste, ça les surprend, les réjouis et les libère un peu je crois, en tout cas j'espère.

Illustration 58. 400 000 exemplaires !

On commence les cours... Communication, écriture d'articles de presse, photographie et BD. Une vingtaine de participants qui bossent dans des journaux, pour une radio, une association de traduction de la Bible, des pasteurs, des étudiants... un public hétéroclite. Terry donne un cours très intéressant. Il a créé une dizaine de magazines aux USA, dont un pour les prisons, 400 000 exemplaires, ça s'est du tirage !

Illustration 57. Les africains et le saucisson.

Ce soir, j'ai appris une chose extraordinaire : les africains aiment le saucisson !! moi qui croyait que c'était une maladie française... Ce qui me régale en Afrique, ce sont les confitures. Au Silo, c'est Goyave. Quel délice !