samedi 25 octobre 2008

272. Retour à la maison. Back home.

Et voilà ! Retour à Montpellier (France). Va falloir que je bosse un peu maintenant. Beaucoup même. On m'a proposé un séjour d'une semaine au Ghana, hélas, je ne vais pas pouvoir y aller. Par contre, je retourne aux USA en décembre, pour noel. Au même endroit, Winona Lake, Indiana. Je ne sais pas si c'est la peine de refaire un carnet puisque j'en ai parlé ici deux fois déjà. Après ça, peut-être un voyage au Kenya en 2009. J'espère que celui-là, je ne le raterais pas... Et puis toujours des envies de Barcelone, de Maroc, de Los Angeles... On verra. A bientôt ! So, I'm back in Monptellier (France). I'll need to work a little now...a lot, actually. I was invited to go to Ghana for a week, but unfortunately I won't be able to go. I will, on the other hand be going back to the USA in December, for Christmas. To the same place, Winona Lake, Indiana. I don't know if it's worth it to make another notebook of drawings since I've talked about it here twice already. Then, perhaps a trip to Kenya in 2009. I hope not to miss that one… And I'd still like to see Barcelona, Morocco, New-york and Los Angeles some day… We'll see. So long!

vendredi 24 octobre 2008

271. En route pour l'aeroport. Going to the airport.

Et voilà ! C'est fini. Retour en France. Le père de Tina me conduit à l'aéroport de Chicago. On roule sur des kilomètres de lignes droites entourées de champ de maïs. Il parait qu'ils font du carburant avec, entre autre. C'est impressionnant la production de maïs qu'ils ont. Ce séjour a encore été super agréable. Vivement que je revienne. Well, my visit has come to an end. Time to return to France. Tina’s father drives me to the airport. We roll along for miles on cornfield lined roads. Apparently they make fuel with it, among other things. It’s impressive how much corn they produce. Once again, my visit has been super great. I look forward to the next time.

jeudi 23 octobre 2008

270. Dernières heures à Winona Lake.

Mon séjour s'achève. Encore quelques jours et je rentre en France. Je profite encore du parc, du lac... Dans le parc, il y a quelques sculptures travaillées dans des troncs d'arbres, des instruments de musique, une tête... J'aime bien le violon. My visit comes to an end. In a couple days I will return to France. I take advantage of the time to visit again the park, the lake…in the park there are several sculptures carved out of tree trunks…musical instruments, a person’s head…I really like the violin.

mercredi 22 octobre 2008

269. Cimetière. Cemetery.

Avec Tina, on va faire un tour vers un autre lac autour de Winona Lake. Il y en a bien une centaine dans la région. En passant, on fait un tour au cimetière. On y entre en voiture. On va jusqu'à... la tombe de son père. Mais ? On jouait au golf il y a quelques jours. Tina m'explique qu'il va bien. Souvent ici, les parents préparent leur enterrement avant leur mort pour décharger leurs enfants de ce poids. Son papa a déjà sa pierre tombale tout neuve qui l'attend. Brrr... ça fait bizarre de voir ça. ça ne fait bizarre surement qu'à un français. Quel rapport étrange nous avons avec la mort. A ne jamais vouloir en entendre parler. A ne pas vouloir la considérer. Faut dire que croire qu'il n'y a rien après, ça peut effrayer, effectivement. Nous allons ensuite pic-niquer près de l'eau. Les mouettes y sont extrèmement rieuses... Tina and I visit another lake near Winona Lake. There are well over 100 in the area. On the way, we take a tour of the cemetery. We enter by car. We continue until….wait! Her father’s grave! What? We played golf with him just a few days ago. Tina assures me that all is well. Often here, the parents prepare their burial before their death, to relieve their children of this burden. Her dad (and mom) already have their gravestones awaiting them. Kinda bizarre to see that. Probably only bizarre to a Frenchman though. What a strange relationship we have with death. Never wanting to talk about it. Nor wanting to think about it. To believe that there is nothing after death can certainly be frightening. Next we go have a picnic beside the lake. The seagulls are quite cheerful there.

mardi 21 octobre 2008

268. Le chasseur d'éléphants. The elephant hunter.

Je vais scanner mes 6 dessins de pub au bureau de Jim. Son entreprise creuse des puits d'eau dans les villages d'Afrique. Sur son bureau, une immense dent d'éléphant. Il nous raconte que le gouvernement de RCA lui a demandé de chasser des éléphants qui font des ravages dans les villages, détruisent les jardins, seul subsistance des habitants. A force d'être protégé, ils pullulent et détruisent... wow ! Faut absolument que j'aille faire un safari avec lui. "Quand tu veux "me dit-il. En plus il parle très bien français... I go to scan my 6 drawings for the advertisement at Jim’s office. His organization digs water wells in African villages. On his desk is a huge elephant tooth. He tells us that the government of the C.A.R. (Central African Republic) asked him to hunt elephants that were devastating villages and destroying gardens, the only subsistence for the villagers. Though protected, they pollute and destroy…wow! I really need to do a safari with Jim sometime. “Whenever you want!” he tells me. And he speaks French very well.

lundi 20 octobre 2008

267. Boulot. Work.

Mon boulot avance bien... 6 dessins à faire pour une pub pour une entreprise qui veut lancer son produit informatique aux USA. Ils fournissent le scénario... My work is going well…6 drawings to be done for an advertisement for a company that wants to launch its computer program product in the U.SA. They provided the scenario…

samedi 18 octobre 2008

266. Foire d'artisanat. Arts and crafts festival.

Un petit tour à une foire d'art et d'artisanat... Pas grand chose m'y intéresse. Des indiens vendent, cher, de beaux bijoux. J'aurai bien aimé faire un tour de pédalo signe géant. A stroll through the Amish Acres Arts and Crafts Festival....not a lot of things interested me. Some Indians were selling beautiful jewely at high prices. I would have liked to have taken a ride in the big paddle boats.

mercredi 15 octobre 2008

265. Dessin d'enfant. A funny drawing.

Avec Tina, on va dîner chez son amie Calla. Son mari est chasseur... à l'arc, s'il vous plait. !Un immense buste de biche, empaillée, est sublime dans le salon. Leur Fille nous fait un dessin : Tina et moi (on reconnait bien Tina !). Il ira fièrement rejoindre ma collection de dessins d'enfants. J'aime beaucoup les dessins d'enfants, leur spontanéité, leur inventivité, leur charmante naiveté... Tina and I dine with her friend Calla and her family. Calla's husband is a hunter...a bow hunter, if you please! Mounted on the wall of the living room is an immense and impressive deer head. Their daughter a drawing for us: Tina and me (one can recognize Tina very well!). It will proudly join my collection of children's drawings. I like children's drawings very much - their spontaneousness, their inventiveness, their charming naivety...

mardi 14 octobre 2008

264. Ooops !

Je ne sais pas si c'était une bonne idée le tubbing... I'm not sure that tubing was such a good idea...

lundi 13 octobre 2008

263. Les joies du lac ça mouille. The lake.

Ce qui est génial à Winona Lake, c'est le lac. Dans la région, il doit bien en avoir une centaine ou plus. Mimi, une amie de Tina, a un bateau avec des vrais moreceaux de skis nautiques dedans. Houlà ! J'ai jamais fait ça, moi ! Tina et Mimi ski sur l'eau comme des reines dans un conte de fée. Je tente l'expérience. Je patauge comme un ours dans la boue. Purée ! Mais c'est que c'est vachement dur cette affaire. Le bateau vous tire, faut pas bouger, ça vous arrache les bras, à la moindre goutte d'eau je perd l'équilibre et plash ! Je ne réussi pas à me mettre debout mais c'est un régal. L'eau est délicieuse. Par contre, avec Dave, on fait un combat de tubbing ! Alors là, c'est énorme. Grosse bouée, posé dessus comme des sacs, le bateau fonce, m'arrache les bras et m'étend tout le squelette. C'est top régal ! What is awesome about Winona Lake is...the lake! There must be about a hundred or more lakes in the region. Mimi, a friend of Tina's, has a boat with some very authentic waterski equipment in it. Houlà! I've never waterskied in my life! Tina and Mimi ski on the water like queens in a fairy tale. So, I try it. And I get bogged down like a bear in mud! Sheesh! But it is incredibly hard, this business of waterskiing! The boat pulls you, you're to hold your position and not move, which tears your arms off, and with the least drop of water I lose my balance and I'm down! I never did succeed in getting totally upright, but I had fun trying. Water is delicious. Dave and I had a little battle going on while we were tubing. Those tubes are enormous! Poised above a large buoy, like a sack, the boat takes off, and my arms are torn off, leaving only my skeleton. What a riot!

samedi 11 octobre 2008

262. Fort Wayne.

Allez, on va boire un grand café à fort Wayne... au coeur d'une librairie. So, we go for coffee in Fort Wayne... in the middle of a bookshop.

jeudi 9 octobre 2008

261. Golf.

Aujourd'hui, un parcours de golf avec Tina, sa nièce Hannah et son père Bill. Ah ! J'aime beaucoup le golf. Je fais de mon mieux mais la balle part quand même un peu n'importe où. Les premiers essais, je n'arrive même pas à la toucher... c'est le mystère des genoux qui se plient et se déplient. Today, a round of golf with Tina, her niece Hannah and her father Bill. Ah! I really like golf. I do my best but the ball nevertheless goes pretty much everywhere. The first tries, I didn't even manage to hit the ball... it's a mystery of the knees, which are bent and flexible.

mercredi 8 octobre 2008

260. Un café dans les légumes. A coffee and vegetables.

On va faire des courses chez Owens, à Warsaw (Indiana)... en plein milieu du rayon "légumes" se trouve un café. Etonnant. J'en profite pour me poser et dessiner. Les couleurs seront faites à la maison. Je crois que le portrait du gars en haut à gauche, c'est Billy Sunday... We do some shopping at Owens, in Warsaw (Indiana)… right in the middle of the vegetable section is a coffee shop. What a surprise! I take advantage of it and pause to draw. I'll add the colors when I get back to the house. I believe that the portrait of the guy at the top, on the left, is Billy Sunday…

lundi 6 octobre 2008

259. Harleys.

Un truc qui m fait rêver : faire de la moto sans casque. Ici, le port du casque n'est pas obligatoire. Chacun prennant ses responsabilités pour lui-même. Tina me dit qu'il n'en est pas ainsi dans tous les Etats des USA. On me dit à chaque fois que c'est très dangereux... c'est sûr. Je vois souvent passer des harley-man sans casque... j'aimerais bien essayer :) I dream of riding a motor cycle without a helmet. Wearing helmets isn’t required here. Each one takes responsibility for himself. Tina tells me that it is not this way in every state in the U.S. They say it’s dangerous….which is true. I often see a Harley-man go by without a helmet…I would like to try that. :)

vendredi 3 octobre 2008

258. Vieux base ball. Vintage base ball.

Winona Lake accueille un musée dédié à Billy Sunday, un célèbre joueur de base ball du début du XXe siècle qui fut ensuite évangéliste. Ce jour est commémoration. Deux équipes jouent un match de base ball avec les règles et les costumes de 1858. Il n'y avait pas encore les immenses gants pour choper la balle au vol. Quelques règles : ne pas cracher par terre, pas de grots mots, pas d'alcool, pas cigarette, pas de paris... si quelqu'un dit un gros mot, il doit payer 25 cts à l'arbitre (Umpire). Vintage base ball : "Beaucoup des années passées" me dit Tina :) On est arrivé un peu en retard, on a raté le "Watermelon Seed Spitting Contest" : concours de celui qui crache les pépins de pastèque le plus loin. Winona Lake hosts a museum dedicated to Billy Sunday, a famous baseball player at the beginning of the 20th century, who then became an evangelist. This day is in remembrance of him. A baseball tournament played with rules and uniforms from 1858. They didn’t have the huge gloves yet, for catching flying balls. Some rules: no spitting, no fowl language, no alcohol, no cigarettes, no betting…if someone is caught uttering a coarse word, he is fined 25 cents by the umpire. We arrived a little late, and missed the “Watermelon Seed Spitting Contest”: a competition to see who can spit watermelon seeds the furthest.

mercredi 1 octobre 2008

257. Amish again !

On fait un tour dans la calèche avec Ben. C'est avec cette petite calèche à un cheval qu'il vont faire les courses en ville. Dans la ville la plus proche, il y a des emplacements prévus par la mairie pour garer les calèches, c'est marrant. Il y a beaucoup d'Amish dans le coin. Ben demande à ce qu'on ne le photographie pas ni ne le dessine. Rapport à l'humilité ? Je ne sais pas. Ils n'ont pas de voiture, ni d'électricité. Le téléphone est dans une cabine en dehors de la maison. Le frigo est à gaz et les chaussures sans lacets. C'est comme ça. Ils font des meubles en bois et confectionnent leurs vêtements. Certaines règles de la communauté sont très saines, d'autres nous paraissent très dures. Le repas continu et la nuit tombe. Ils n'allument aucune lumière. Du coup, nos yeux s'habituent à la pénombre, le coucher de soleil entre généreusement par les grandes fenêtres, c'est très doux. La douceur et la paix, voilà ce que je retiendrai des Amish. Un autre rythme de vie. Rien d'agressif, ni moteur, ni bruit, ni lumières aveuglantes... Un rapport à la nature que l'on a perdu dans les villes. Et puis un sens du temps tout différent. Quand il faut 45 minutes pour aller à un quelconque magasin, on prend le temps de vivre, de respirer, de réfléchir. Une autre chose qui me plait est leur vie d'église. Pas de bâtiment qu'on appelle, à tord, l'église. Ils se réunissent chez les uns, chez les autres, simplement, pour prier et chanter... en allemand. Leur but n'est peut-être pas de résister à la modernité mais de se rapprocher de la vie communautaire des premiers chrétiens, bien avant les dérives du catholicisme. La ferme que j'ai dessiné ci-dessous est la vieille ferme de son grand-père. Depuis, son père a construit une belle maison, en rien différent des maisons non-Amish (sauf l'électricité), ce qui m'a surpris. Lui, Ben a construit un allongement à cette maison. Et ainsi de suite, de génération en génération. Cet esprit de famille, de comunauté, d'entraide mutuel est quelque chose qui me plait beaucoup. ça aussi, on l'a perdu et on ferait bien d'y songer... We go for a ride in Ben’s buggy. He uses this buggy to run errands in town. In the nearest town, there are parking places made, and approved by the mayor’s office, especially for buggies. It’s funny. There are a lot of Amish in this area. Ben asks not to be photographed or drawn. A symbol of humility? I don’t know. They wear shoes without laces. They have no car, nor electricity. The telephone is in a booth next to the house. The refrigerator is gas. That’s how it is. They make furniture from wood, and they make their own clothing. Certain rules of their community are very healthy, others seem very hard to us. The meal continues, and night falls. They don’t light any lights. Our eyes become accustomed to the half-light, the sunset enters liberally through the large windows, very soft lighting. Calmness and peace, this is what I would retain from the Amish. Another rhythm of life. Nothing aggressive, no motors, no noise, no plugged in lights…a rapport with nature which has been lost in the city. And a totally different sense of time. When it takes 45 minutes to go to a store, one takes the time to live, to breathe, to think. Another thing that I liked was their church life. No building which one calls, ironiquely, “the church”. They meet in each other’s homes, simply to pray and sing…in German. Their goal is not perhaps to resist modernism, but to seek a healthy community life of the first Christians, well before the drifts of Catholicism. The farm that I drew below used to belong to Ben’s grandfather. After that, his father built a beautiful house on the farm, no different from a non-Amish house (except electricity). This surprised me. Ben built an addition on to the house. And so on, from generation to generation. This spirit of family, of community, of helping each other is something that I liked very much. It’s something else that we’ve lost, and would do well to think about…